dimanche 24 novembre 2019

Brassin #31 : Local IPA

Ce nouveau brassin sera local, totalement bio et sauvage.
J'ai récolté des houblons sauvages sur les bord du fleuve Charente, ils serviront de base pour une English IPA (14A) qui sera donc très local (houblons provenant de 2-3 km).
Pour l'IPA il faut une dose d'alcool, donc pour favoriser cela, une bonne dose de matière (6,2 kg de grains), un empâtage avec un ratio Eau/grains élevé et une température d’empâtage plutôt basse (64 °C).

Houblons sauvages
J'ai donc récolté il y a un mois environ 800 g de houblons sauvages, que j'ai fait sécher à l'air libre. Après 4 semaines il reste 132 g de houblons qui c'est un peu oxydé.

Aromates
Depuis quelques temps je me documente très sérieusement sur les aromates alternatifs aux houblons. Je testerai donc ici le laurier en sus.

Filtrage
Pour le filtrage j'ai acheté un fond filtrant inox en forme de V qui s'adapte au fond des seaux plastiques Brewferm.

Recette réalisée avec logiciel BrewTarget.


Ingrédients (Brassin de 23 L) :
  • 2,8 kg malt Pale Ale
  • 2,4 kg malt Pilsner
  • 800 g malt Vienna
  • 250 g malt acidulé
  • 120 g de Sucre Candi foncé
  • 100 g de houblon sauvage séché (amérisant)
  • 32 g de houblon sauvage séché (aromatique)
  • 5 g de feuilles de laurier frais (aromatique)
  • 1 sachet de levure sèche Safale S-04 
  • 31 L d'eau
Recette
La veille :
  • Broyage des grains
  • Faire bouillir 35 L d'eau la veille pour réduire les carbonates par précipitation
La jour du brassage :
  • Chauffe de 21 litres d'eau pour l’empâtage
  • Ajout des grains à 53 °C pour un premier pallier de 50°C pendant 10 minutes
  • Chauffe du brassin à 64°C, maintien du palier pendant 60 minutes (saccharification)
  • Coup de chaud à 74°C pendant 10 minutes pour finaliser (mashout)
  • Transfert en cuve de filtrage
  • Début du filtrage
  • Chauffe de 11 litres d'eau à 82 °C pour le rinçage
  • Lorsque le premier filtrage se termine ajout de l'eau de rinçage et nouveau filtrage
  • Après filtrage complet, début de la cuisson
  • Ajout du sucre Candi liquide
  • Ébullition pendant 60 minutes avec ajout en cours de route :
    • dès première ébullition ajout des houblons amérisants pour 60 minutes d'infusion
    • à 10 minutes de la fin ajout des houblons aromatiques + les feuilles de laurier
  • Arrêt ébullition et retrait des houblons (en chaussette) et mise au repos pour refroidissement naturel pendant la nuit
Le lendemain matin :
  • transfert en cuve de fermentation et inoculation avec la levure
Fermentation :
  • 1 semaine en primaire, comme souvent ça a fermenter vigoureusement très vite (2-3 jours)
  • transvasement en secondaire, puis 2 semaines supplémentaires
Mise en bouteille
  • Aie, je m'aperçois que lors de la mise en bouteille, j'ai pas ajouté de sucre... Catastrophe en perspective...
Statistiques et conclusion

English IPAEstimation
Brewtarget
Mesures
DI1,050 - 1,0751,0681,060
DF1,010 - 1,0181,0201,016
% Alcool5,0 - 7,5°6,2°5,7
IBU (Amertume)40 - 6041-
SRM (Couleur)8 - 1413-

Le filtrage c'est bien passé avec le fond filtrant (j'ai laissé la tresse inox dessous) ; ça c'est moins bouché que d'habitude plutôt bien.


Erreur
C'est bien la première fois que je fais une telle erreur : oublier d'ajouter le sucre à l'embouteillage... Je crois que je vais devoir faire un truc pour rattraper ça. Soit tout remettre en fut et reprendre à zéro l'embouteillage ; soit faire un sirop et en ajouter dans chaque bouteille... Bof.
Je me laisse la nuit pour y réfléchir.

dimanche 18 août 2019

Brassin #30 : (Brown Porter)

La dégustation du brassin précédent presque fini il est grand temps de lancer un nouveau brassin (la fête des voisins a bien réduit le stock mais ça a été apprécié).
Retour sur une brune légère avec le style "Brown Porter", soit une brune pas trop forte ni trop brune.
Le style "Brown Porter" (13C selon le guide BJCP) est d'origine anglaise, c'est une brune légère en alcool avec un bon équilibre entre le malt et le houblon ainsi qu'un usage modéré des malts foncés.

Un style auquel se prête bien l'eau local (très minérale), ce qui m'évite d'avoir a préparer l'eau (ébullition pour précipiter le calcaire la veille).

Du pain... et des jeux (non que du pain)
Coté expérimentation, ça faisait un moment que je voulais tester le pain comme ingrédients de brassage. Ça tombe bien j'ai pas mal de pain dur bio en stock. Le pain comme ingrédient est utilisé avec des proportions variables de 5 à 30% généralement, cela permet d'apporter de l'amidon par le biais de la récupération de pain destiné a être jeter sinon. Ici ce sera 1/4 de la recette. A priori selon les retours du forum brasseuramateur ça marche bien, ça donne un plutôt bon rendement (je confirme) et ça n'apporte aucun goût spécifique (contrairement a ce que l'on pourrait attendre).

Ne pas oublier que comme toutes les céréales non malté, le pain si il peut apporter de l'amidon n'apporte aucun enzymes, il faut donc conserver une forte proportion de malt pour brasser. En savoir plus, voir le billet 'Tutoriel 1 : la bière qu'est ce que c'est ?"

Refroidissement naturel
J'ai aussi décidé de tester cette fois-ci un vrai refroidissement naturel, donc de laissé reposer une nuit entière ; marre de refroidir en trempant dans de l'eau glacée et pas satisfait du refroidisseur dans le moût qui consomme beaucoup d'eau... Donc cette fois-ci brassage le samedi pour laissé refroidir la nuit et finir le dimanche matin.
Le risque serait une infection et une moindre coagulation lors du refroidissement qui pourrait aboutir a une bière moins limpide... Sur un Brown Porter ça se verra pas (trop sombre), a confirmer sur une bière claire.

Logiciel BrewTarget
Je teste aussi un nouveau logiciel de brassage "BrewTarget". Il semble un peu plus technique mais moins sexy en apparence que JolieBulle, il est aussi libre et gratuit. La prise en main est toutefois assez simple, je le teste sur ma nouvelle config PC/Linux.

Ingrédients (Brassin de 23 L) :
  • 1,2 kg mal Pale Ale
  • 1,2 kg malt Vienna
  • 1,2 kg malt Biscuit
  • 1,2 kg pain rassi
  • 150 g malt Chocolat
  • 12 g de houblon Kent Goldings (amérisant)
  • 36 g de houblon Styrian Goldings (amérisant)
  • 27 g de houblon Cascade (aromatique)
  • 4 g de sel de table
  • 1 sachet de levure sèche Safale S-04 
  • 33 L d'eau
Recette :
  • Broyage des grains
  • Découpage du pain rassi en petits morceaux (genre croûtons)
  • Chauffe de 18 litres d'eau pour l’empâtage
  • Ajout des grains et du pain rassi à 53 °C pour un premier pallier de 50°C pendant 10 minutes
  • Chauffe du brassin à 66-67°C, maintien du palier pendant 60 minutes (saccharification)
  • Coup de chaud à 74°C pendant 10 minutes pour finaliser (mashout)
  • Transfert en cuve de filtrage (ma vieille tresse inox)
  • Début du filtrage
  • Chauffe de 15 litres d'eau à 82 °C pour le rinçage
  • Lorsque le premier filtrage se termine ajout de l'eau de rinçage et nouveau filtrage
  • Après filtrage complet, début de la cuisson
  • Ébullition pendant 60 minutes avec ajout en cours de route :
    • dès première ébullition ajout des houblons amérisants pour 60 minutes d'infusion
    • à 10 minutes de la fin ajout des houblons aromatiques
  • Arrêt ébullition et retrait des houblons (en chaussette) et mise au repos pour refroidissement naturel pendant la nuit
  • Le lendemain matin, transfert en cuve de fermentation et inoculation avec la levure
Fermentation :
  • 1 semaine en primaire, comme souvent ça a fermenter vigoureusement très vite (2-3 jours)
  • transvasement en secondaire, puis 2 semaines supplémentaires
Mise en bouteille
  • Ajout de 8g de sucre blanc par litre puis mis en bouteille le 8/09/2019
Statistiques et conclusion

English Porter
(13C)
Estimation
Brewtarget
Mesures
DI1,0521,0501,053
DF1,0401,013
% Alcool4,0 - 5,4 °4,9°
IBU (Amertume)18 - 3526-
SRM (Couleur)20 - 3026-

Au final processus plutôt cool et moins stressant avec le refroidissement naturel de nuit (pas d'attente en fait puisque je dors quand ça refroidit).
Un rendement plutôt bon (grâce au pain ?). Une filtration un peu pénible (à cause du pain ?).
Il va falloir que je me penche sérieusement sur le sujet de la filtration qui est longue et pénible, en parti a cause probablement de ma tresse inox qui est un peu écrasé. Je pense tester un fond inox en V qui est pas trop cher.

Dégustation
J'ai pas su attendre le temps requis et j'ai donc goûté une bouteille après 2 semaines de mûrissement et c'est extra.
Après quelques semaines supplémentaires, le gout est toujours extra ; mais ça manque de pétillance...

dimanche 2 juin 2019

Brassage #29 : Akshak II (Blonde Ale)

Le précédent brassin étant plutôt réussit malgré quelques déboires, j'ai repris la même base pour faire une variation. Soit a nouveau une Blonde Ale (style 18A selon BJCP 2015).

Le brassin précédent était pas assez clair et limpide, j'ai donc opté pour uniquement des malts très clair, un peu de Vienna pour le gout malté et des céréales crus pour pas foncer la teinte et apporter l'amidon nécessaires (riz et farine de blé). Pas de malt acide.
Cette fois-ci transversement en secondaire pour améliorer la limpidité.
Et comme c'était encore un peu la saison, j'ai ajouté des fleurs de sureau fraiches.

Au final malgré que je souhaitais faire une variation du brassin 28, j'ai finit avec un truc différent (comme d'habitude)...

Ingrédients :
  • 3,0 Kg malt Pilsner Bio (3 EBC)
  • 0,8 Kg malt Vienna (3 EBC), comme j'avais plus d'Abbaye et rajouté du Pilsner
  • 0,75 Kg de riz concassé
  • 0,25 Kg de farine de blé
  • 5 g de sel
  • 30 g de houblon Cascade (amérisant : 60')
  • 20 g de houblon Styrian Goldings (aromatique : 10') 
  • 80 g de fleurs de sureau fraiche (aromatique : 10')
  • 1 sachet de levure Safale S-33
  • 33 litres d'eau
Recette :
  • Broyage des grains de malts (la veille au soir pour gagner un peu de temps)
  • préparation des céréales crus : riz 90° pendant 10 minutes
  • Trempage des grains moulus et céréales dans 18 litres d'eau à 54°C pendant 15 minutes
  • 1 seul pallier : 67-68°C pendant 70 minutes
  • Mashout : 78°C pendant 5 minutes
  • Filtrage avec ajout de 15 litres d'eau (utilisation d'un tuyau pour réduire l'oxydation)
  • Houblonnage : gros bouillons pendant 60 minutes (mi couvercle), avec le houblon amérisant au début de l'ébullition et le houblon aromatique 10 minutes avant le fin
  • Refroidissement naturel (trempage dans fontaine) : 4h
  • Ensemencement à 20°C avec la levure sèche S-33 préalablement réhydratée
Fermentation :
  • 1 semaine, 
  • transvasement en secondaire, puis 3 semaines supplémentaires
Mise en bouteille
  • Ajout de 8g de sucre blanc par litre le 29/06/2019
Statistiques et conclusion

18A BlondeEstimation JolieBulleMesures
DI1,038 - 1,0541,0451,052
DF1,008 - 1,0131,0121,008
% Alcool3,8 - 5,5 %4,36,2
IBU (Amertume)15 - 2826-
EBC (Couleur)6 - 127-

Au final je sors un peu des clous du style :
  • DI trop élevé : rendement plus élevé que prévu, l'apport de riz un peu important ou ébullition trop forte ?
  • DF trop basse : peut être dut au 4 semaines de fermentation ou aux températures un peu élevé
  • % alcool un peu élevé : logique avec le rapport DI/DF
Dégustation
La couleur et la limpidité sont parfaites : une bière bien claire et transparente comme je voulais. Le goût est sympa mais tire un peu vers une blanche, en fait c'est les fleurs de sureau qui donnent un goût un peu trop marqué, mais qui s'estompe après 1-2 mois... Très agréable bien fraîche.
Testé lors de la fête des voisins, a été très apprécié. Dernière bouteilles bues en octobre.
A refaire l'été prochain.

mardi 2 avril 2019

Eau de brassage, eau de Cognac

Depuis quelques brassins, je réajuste l'eau que j'utilise pour améliorer le brassage.
C'est un problème délicat, assez complexe mais dont l'effet peut être un plus. 
Toutefois c'est pas la priorité, comme le rappelle John Palmer dans son livre "How to Brew", les 5 priorités du brasseur sont :
  • bonne hygiène : bien nettoyer et stériliser pour éviter les contaminations bactériennes ;
  • maîtrise de température de fermentation : pour faire travailler les levures de manière optimale ;
  • maîtrise des ferments : avoir suffisamment de levures pour optimiser la fermentation ;
  • bonne ébullition : au moins 60 minutes avec de bons bouillons ;
  • suivre une recette : bien préparer la recette, bien suivre et noter ce que l'on fait afin de pouvoir analyser et améliorer pour les brassins suivants.
Mais l'eau reste une source importante d'amélioration et il faut pas oublier que c'est quand même l'ingrédient principal de la bière.

A Cognac, ou je brasse, l'eau du robinet est de bonne qualité, mais par contre très chargé en minéraux (voir mon précédent billet sur le sujet en 2014).

Ce type d'eau convient bien pour brasser des brunes, mais moins bien pour des blondes. Dans ce cas il est conseillé de réajuster l'eau pour ramener l'acidité du moût dans la bonne fourchette (améliorer le travail des enzymes) et équilibrer la charge en minéraux au type de bière.


Mon dernier brassin étant justement une blonde, j'ai cherché a améliorer ça sans user de produits chimiques si possible.
La composition de l’eau intervient dans 2 paramètres principaux : le pH (ou acidité) du moût et le goût du brassin.
Le pH est important car c’est lui qui détermine l’optimum de travaille des enzymes lors de l’empâtage (la température lors de l’empâtage reste le plus important). Ce pH c’est celui du moût et il dépend surtout de la recette (des malts). Plus les malts seront sombre plus cela tendra vers l’acidité. L’eau intervient un peu mais de manière plus anecdotique. Une eau très minérale aura tendance a neutraliser l’acidité pour tirer le pH vers le basique.

Ainsi l’eau de Cognac, très minérale tire le moût vers le basique et pour l’équilibrer il faut acidifier.

Dé-minéralisation

La première étape a été de faire bouillir l'eau (empâtage + rinçage) afin de faire précipiter un maximum de calcaire, ce qui permet de réduire la dureté temporaire de l'eau. J'ai donc fait bouillir les 32 litres d'eau nécessaires pendant 30 minutes, fait un bon tourbillon et laissé reposer la nuit. Le lendemain j'avais un amas de calcaire au fond de la cuve. 
J'ai ensuite versé l'eau délicatement (avec un siphon) dans un seau pour l'utiliser au brassage. J'en ai profiter pour recueillir au mieux le fond, que j'ai ensuite laissé sécher dans un verre. 
Au final, après une semaine j'avais une poudre blanche de calcaire de environ 5g.

Selon les sources (notamment How to Brew) ce qui précipite c'est du CaCO3 (Craie), cette dernière se forme par l'action de l’ébullition qui provoque l'évaporation du CO2.
L'eau de Cognac contient en moyenne un potentiel de 320 mg/L, en récoltant 5g sur 32 L, c'est environ la moitié du potentiel CaCO3 qui a été retiré. Ce qui ramène l'eau de 320 mg/L à environ 160 mg/L (ce qui est plus raisonnable).

Équilibrage (acidification)

La seconde amélioration a été d'équilibrer le moût par l'usage de malt acide (permet d'acidifier le moût). Ça a plutôt bien réussit sur les 2 derniers brassins de bière blonde/ambré qui ont été de bonne réussite. Je sais pas si ça vient de ça ou de l'ajout de 3 à 4 g de sel (dans un brassin de 25L) mais mes derniers brassins sont les meilleurs que j'ai fait : goût équilibré, bonne pétillance et surtout absence du goût récurrent que je trouvais a mes brassins précédents.

Pour l'ajout du mal acide, j'ai suivi les calculs du tableur proposé par "EZ_Water Calculator".

On y saisie les caractéristiques de son eau, le volume du brassin, une approche de la recette (malts) et on obtient une estimation du pH du moût que l'on peut alors ajuster par l'ajout de divers produits, dont le malt acidulé.
Du coup, avec l’ébullition préalable j'ai faussé les caractéristiques de mon eau, faudrait voir pour ajuster tout ça.
D'autres calculateurs existent mais ils sont plus complexe a utiliser ou n’intègrent pas le malt acide. Ainsi celui de John Palmer n'intègre ni le malt acide, ni l’ébullition. Celui de Bru'n Water est très complet mais pour moi il est trop complexe a utiliser et je comprend pas tout...

Conclusion (temporaire)

Du coup faut bien sur que je continu sur cette voie (car la bière est très bonne) mais pour le coté expérimental il faut que je tente sans l'ajout de sel pour voir ce qui est le plus bénéfique (équilibrage ou ajout de sel).

dimanche 17 mars 2019

Brassin #28 : Akshak (Blonde Ale)

Entamant les premières bouteilles du précédent brassin (très bon), il est temps de relancer un nouveau brassin.
Les beaux jours étant là et le printemps approchant à grands pas, je m'oriente vers une petit blonde facile à boire, le style "Blonde Ale" (18A selon BJCP 2015).
De plus je vais essayer 2 nouveaux équipements :
  • un filtre de fond de cuve en tuyaux cuivre fendus
  • un refroidisseur serpentin en inox
Ingrédients :
  • 2,3 Kg malt Pale Ale Bio (7 EBC)
  • 1,3 Kg malt Pilsner Bio (3 EBC), comme j'avais plus d'Abbaye et rajouté du Pilsner
  • 0,35 Kg malt de Buiscuit (pour accentuer le gout de céréales)
  • 0,25 Kg de mal Carapils
  • 0,2 Kg malt acide (pour ramener le pH dans la zone correcte)
  • 3 g de sel
  • 25 g de houblon Eastern Goldings (amérisant)
  • 25 g de houblon Cascade (aromatique)
  • 1 sachet de levure Safale S-33
  • 31 litres d'eau
Recette :
  • Broyage des grains de malts (la veille au soir pour gagner un peu de temps)
  • Trempage des grains moulus dans 15 litres d'eau à 50°C pendant 10 minutes
  • 1er pallier : 65°C pendant 60 minutes pour bien extraire les sucres fermentescibles
  • 2ème pallier : 72°C pendant 15 minutes
  • Mashout : 78°C pendant 5 minutes
  • Filtrage avec ajout de 16 litres d'eau (utilisation d'un tuyau pour réduire l'oxydation)
  • Houblonnage : gros bouillons pendant 60 minutes (sans couvercle), avec le houblon amérisant au début de l'ébullition et le houblon aromatique 10 minutes avant le fin
  • Refroidissement par serpentin : 1/2 heure
  • Ensemencement à 20°C avec la levure sèche S-33 préalablement réhydratée
Fermentation :
  • 3 semaines, 
  • finalement sans changement de fut, je fais le fainéant
Mise en bouteille
  • Ajout de 8g de sucre blanc par litre le 7/04/2019
Statistiques et conclusion

18A BlondeEstimation JolieBulleMesures
DI1,038 - 1,0541,0421,050
DF1,008 - 1,0131,0111,023
% Alcool3,8 - 5,5 %4,03,9
IBU (Amertume)15 - 2825-
EBC (Couleur)6 - 1211 -

Le brassage a été un peu compliqué, car j'avais en même temps un repas de famille (11 personnes), donc avec un peu de relâchement sur le suivi. J'ai commencé très tôt mais j'ai fait le filtrage pendant l'apéro, suivi d'un refroidissement naturel pendant le début du repas et un refroidissement au serpentin en fin de repas.
Mais globalement tout c'est bien passé, juste une densité initiale un peu forte. Densité qui se retrouve à la fin de la fermentation (3 semaines) avec une densité finale plus forte que prévue. Au final le taux d'alcool est bien là, mais la hausse de densité est probablement un taux de sucre non fermentescible plus important que prévu, d'ou une bière qui sera moins sèche qu'anticipée...

Dégustation :
Au final une bonne bière, avec un défaut : trop trouble. Le fait d'avoir zappé le secondaire a (encore une fois) donné un résultat moyen au niveau visuel (et ça a son importance).

Test matériel :
J'ai été moyennement convaincu par le matériel testé.
Le fond filtrant a bien filtré mais pas très vite, j'ai pas eut une impression d'amélioration énorme pas rapport a ma tresse inox bricolée.
Le serpentin est très efficace, le refroidissement et super rapide. Mais je suis (comme je l'avais anticipé) dubitatif devant le 'gaspillage' d'eau...

lundi 11 mars 2019

Dégustation brassin #27 (Shu-Turul)

Après 2 mois en bouteille, je commence a attaquer les bouteilles du dernier brassin : Shu-Turul brassin.
C'est une belle réussite, le gout est très bien, un assez bon équilibre bien que peut être légèrement trop épicé (a moins que ce soit les houblons, j'ai un peu de mal a bien différencier).
La pétillance et la mousse sont aussi bien (avec mon process, vaut vraiment attendre 2 mois en bouteille et 8g/L de sucre).

Toutefois c'est une belge blonde (plutôt ambré) qui tape bien dans le style et bien appréciée.
Étant une dérivée de la précédente, je vais définitivement conserver cette recette comme base pour de futurs brassins.

vendredi 28 décembre 2018

Brassin #27 : Shu-Turul

Pour finir l'année, c'est l'heure d'un nouveau brassin.
Le dernier ayant été plutôt réussit, au niveau gustatif, je repart sur les mêmes bases, soit une adaptation autour du style Belgian Blonde.
Ça a été l'occasion d'un premier rangement (et dégagement) de mon futur atelier de brassage qui reste encore très encombré à ce jour, mais ça prend forme doucement...
C'était aussi un brassin pédagogique puisque réalisé avec un beau-fils qui souhaite se lancer a son tour dans le brassage amateur.

Ingrédients :
  • 3 Kg malt Pale Ale Bio (7 EBC)
  • 2,3 Kg malt Pilsner Bio (3 EBC), comme j'avais plus d'Abbaye et rajouté du Pilsner
  • 0,4 Kg malt de Froment
  • 0,2 Kg malt acide (50g de moins)
  • 10g de coriandre (le double que précédemment)
  • 4g de cardamone
  • 5g de sel
  • 30 g de houblon Hallertau Perle (amérisant)
  • 20 g de houblon Goldings (amérisant)
  • 40 g de houblon Cascade (aromatique)
  • 60 g de houblon sauvage (un peu vieux) utilisé en aromatique
  • 1 sachet de levure Safale T-58
  • 34 litres d'eau (1 litre de plus que précédemment)
Recette :
  • Broyage des grains de malts (la veille au soir pour gagner un peu de temps)
  • Trempage des grains moulus dans 19 litres d'eau à 50°C pendant 10 minutes
  • 1er pallier : 68°C pendant 60 minutes
  • 2ème pallier : 72°C pendant 15 minutes
  • Mashout : 78°C pendant 5 minutes
  • Filtrage avec ajout de 15 litres d'eau (utilisation d'un tuyau pour réduire l'oxydation)
  • Houblonnage : gros bouillons pendant 60 minutes (sans couvercle), avec le houblon amérisant au début de l'ébullition et le houblon aromatique 10 minutes avant le fin
  • Les épices sont ajoutés comme l'aromatique (10 minutes) et préalablement préparés : coriandre moulue et cardamone épluchés (coque externe retiré)
  • Refroidissement naturel : 3 heures (dans la fontaine sur mon terrain)
  • Ensemencement à 25°C avec la levure sèche T-58 préalablement réhydratée
Fermentation :
  • 3 semaines, 
  • changement de fut après 1 semaine (pour rendre plis limpide)
Mise en bouteille
  • Ajout de 7g de sucre blanc par litre (soit 159g) 
pH
J'ai put tester un petit réfractomètre (mesure du pH).
L'eau brute a été mesuré à 7,6 ; l'eau due j'utilise serait donc plus acide que prévu.
Le mout refroidi a été mesuré à 5,6 : ce qui est l'acidité optimale pour un brassin normal.

Statistiques et conclusion
25A Belgian BlondeEstimation JolieBulleMesures
DI1,062 - 1,0751,0621,057
DF1,008 - 1,0111,0171,021
% Alcool6,0 - 7,5 %5,95,2
IBU (Amertume)15 - 3020-
EBC (Couleur)4 - 1410 -

Au final le volume prévu par Jolie Bulle est au rendez-vous cette fois-ci.
Par contre on tombe pas tout a fait dans les clous pour le style "Belgian Blonde", la densité initiale est un peu faible et la densité finale un peu forte. Du coup la bière sera un peu légère pour une 25B (5,2° au lieu de 6,0° minimum).
Probablement que le volume important a dilué un peu trop (ce qui indiquerait que mon rendement est inférieur au 75% théorique) et l'atténuation en fermentation a été trop légère (ce qui indique que la température d'empatage a été un peu trop élevé).

Conclusion (provisoire) : il me faut intégrer un rendement plus faible dans mes calculs, améliorer à moyen terme ce rendement (meilleur filtrage) et abaisser les températures de mes paliers.