dimanche 22 novembre 2020

Brassin 36 : Local Bitter

L'automne est désormais bien installé avec de beaux jours. Il me reste du houblon sauvage de la cueillette de septembre et j'ai envie de tâter d'un style que je connais pas trop et que j'ai jamais réalisé : English Bitter.

Le style English Bitter se décompose en sous styles : Ordinary Bitter, Special Bitter (BJCP 2015 : 11B) et Strong Bitter. Le plus traditionnel est le premier, une bière très légère, peu carbonatée à l'amertume bien présente, des arômes et goûts malté en léger arrière plan et très peu d’arômes houblonné. Ici on exploite quasiment que l'amertume des houblons, on cherche pas leurs arômes, pour laisser les malts s'exprimer. Bon ça c'est la théorie.

Lierre terrestre
Dans la pratique je vais dériver un peu car je compte partager mon brassin en 2, pour expérimenter sur un petit lot aucun houblon, juste du lierre terrestre (déjà essayé en couple sur le brassin 33 du printemps dernier).

Choix levure
Mes levures classiques en stock ayant une atténuation un peu légère pour le style, je m'oriente du coup vers BE-256, plutôt orienté belge forte mais avec un très bonne atténuation et très bonne floculation. Pour avoir une bière finale propre (sans phénols, ni goûts de levure), j'oriente l’empâtage vers un profil assez haut pour pas trop extraire de sucres fermentescibles et une fermentation basse mais longue pour pas mettre en avant le profil spécifique de la levure...

Concassage humide
Après 3 brassins, je confirme qu'avec l'humidification de grains avant concassage, je n'ai plus aucun soucis de filtrage. Je pulvérise les grains en les remuant avec 2% de poids total en eau.

Pain rassi
Comme souvent j'ai ajouté du pain rassi coupé en croûton qui donne finalement un bon rendement et apporte un goût de pain grillé adapté" aux styles matées, ici 14 %..

Ingrédients (brassin de 29L)

  • Céréales
    • 3.0 kg de malt Pilsner
    • 1.0 kg de malt Biscuit (arômes de céréales, de pain)
    • 400 g de malt Vienna
    • 150 g de malt acide (pour compenser un peu la forte minéralité de l'eau)
    • 750 g de pain bio rassi
  • Eau
    • 21 litres pour brasser
    • 18 litres pour rincer
  • Aromates (lot 1 : 27 litres avant ébullition)
    • 60 g de houblon sauvage (Queen's Island) en amérisant
    • 27 g de Hallertau Mittelfrau en aromatique
    • 5 g de lierre terrestre en aromatique
  • Aromates (lot 2 : 6 litres avant ébullition)
    • 40 g de lierre terrestre en amérisant
    • 10 g de lierre terrestre en aromatique
  • Adjuvants
    • 75 g sucre candi brun liquide
    • 4 g de sel de table
  • Levure
    • Safale BE-256

Recette

  • Découpage du pain rassi en croûtons
  • Mise en chauffe de 39 litres d'eau jusqu’à 50 °C avec le pain dedans
  • Concassage des céréales avec humidification préalable à 2 %
  • Introduction des grains concassés
  • Remise en chauffe pour atteindre 68-69 °C et brasser 60 minutes
  • Coup de chaud à 84 °C (j'ai eut un léger oubli)
  • Filtration efficace avec les grains humidifiés
  • Séparation du moût en 2 lots : 27 et 6 litres respectifs
  • Ébullition pendant 60 minutes avec les amérisants
  • Ajout des aromatiques pour les 10 dernières minutes
  • Refroidissement semi-naturel, j'ai mis a tremper la cuve dans une grande bassine remplie avec les eaux de rinçage du matériel, toute la nuit. 
  • Transvasement en cuve de fermentation à 25 °C avec un siphon (en 2 cuves séparées)
  • Aération vigoureuse
  • Mise en fermentation au frigo régulé

Fermentation

  • Durée totale 3 semaines : 
    • 1 semaine à 17-19°C 
    • 14 jours à 20-21 °C
    • 2 derniers jours à 8 °C
  • pas de transfert en secondaire

Statistiques


11B Special Bitter
Estimation
BrewTarget
Mesures
DI1,040 - 1,0481,0381.048
DF1,008 - 1,0121.007
1.013
% Alcool3.8 - 4.2 %4.1
4.8
IBU (Amertume)25 - 40
31
-
EBC (Couleur)16 - 32
19-

La densité initiale est plus élevée que prévu mais avec un volume plus faible (il manque 3 litres à la fin) dut à une trop forte ébullition à priori.

Le petit lot réalisé avec 100% de lierre terrestre sent bien le lierre terrestre, cela risque d'être surprenant.

lundi 21 septembre 2020

Brassin 35 : Queen's Island Porter

L'automne approche doucement et c'est la saison du houblon sauvage. Après quelques promenades infructueuses sur les bords de la Charente pour trouver du houblon sauvage, je suis retourné au même endroit que l'an dernier ou j'ai put récolter un bon paquet de fleurs de houblon. C'est du houblon sauvage donc de type inconnu et probablement peu amérisant. Déjà utilisé l'an passé pour le brassin 31 (Local IPA)

Il sera la base de ma nouvelle recette : Une Porter (style BJCP 13C).

Les Porter sont un style anglais  traditionnel, ancêtre des Stouts. Il s'agit d'une bière brune qui met en avant les arômes de malts grillés sans être trop présent. Bière de force moyenne avec une finition plutôt sèche et une mousse crémeuse. Je m'y été déjà atteler avec le brassin 30 (Brown Porter) qui était pas mal.

Pour favoriser la mousse utilisation de flocons d'avoine et de Carapils. Pour le goût malté j'ai favorisé les malts Vienna, Biscuit et un peu de froment. Coté levure il m'aurai fallut une US-5 par exemple, du coup je me suis rabattu sur T-58 qui aura une atténuation un peu inférieure au nécessaire, mais comme j'ai favoriser les sucres fermentescibles (63 °C) ça devrait compenser. Pour optimiser la fermentation est obtenir une bière bien dans le style et sans goûts de levure, j'ai décidé de débuter la fermentation vers 17°C pour y aller mollo jusque la fermentation tumultueuse (formation Krausen) puis ensuite de finir a une température plus "normale" de 24 °C.

Humidification des grains avant concassage

J'ai renouvelé la technique de l'humidification des grains 30 minutes avant concassage, en aspergeant délicatement les grains avec 2% de leur masse en eau et bien mélangé. Cela facilite grandement la filtration et là encore ça a fonctionné a merveille. Plus aucun soucis de filtration. La mouture est vraiment de bien meilleure qualité : grains bien concassés et enveloppe plus intacte.

Ébullition allégée

Pour optimiser mon temps et énergie je décide d'alléger l'ébullition. Selon la littérature une ébullition vive de 30 minutes suffit. Du coup je met le houblon amérisant dès la fin du filtrage (cela permet de conserver 60 minutes d'infusion), pendant l'augmentation de température (couvercle fermé). Puis 30 minutes d'ébullition vigoureuse (sans couvercle).

Augmentation des volumes

Comme j'ai récupéré une gamelle inox plus grande (50 litres) je peux brasser plus. Toutefois je préfère augmenter mes volumes doucement, du coup cette fois ci je vise 27 litres.

Ingrédients (brassin de 27L)

  • Céréales
    • 2.500 kg de malt Vienna (base un peu plus sombre et maltée)
    • 1.350 kg de malt Biscuit (aromes de céréales, de pain)
    • 800 g de malt Pilsner
    • 500 g de malt Carapils (mousse)
    • 500 g de flocons d'avoine  (mousse)
    • 250 g de malt de sarrasin
    • 250 g de malt de froment (blé) 
  • Eau
    • 22 litres pour brasser
    • 16 litres pour rincer
  • Aromates
    • 100 g de houblon sauvage (Queen's Island) en amérisant
    • 50 g de houblon sauvage (Queen's Island) en aromatique
  • Levure
    • Safale T-58

Recette

  • Concassage des céréales (hors flocons) avec humidification
  • Mise en chauffe de 22 litres d'eau jusqu’à 50 °C
  • Introduction des grains concassés et des flocons, puis brassage pendant 10 minutes
  • Remise en chauffe pour atteindre 63 °C et brasser 60 minutes
  • Coup de chaud à 75 °C
  • Filtration de bonne facture avec les grains humidifiés
  • Ébullition allégée (j'ai introduit les houblons amérisant dès la remise en chauffe) et j'ai fait 30 minutes d'ébullition à découvert ; le houblon est bien resté 60 minutes.
  • Ajout des houblons aromatiques pour les 5 dernières minutes
  • Refroidissement semis naturel, j'ai mis a tremper la cuve dans une grande bassine rempli avec les eaux de rinçage du matériel. 
  • Transvasement en cuve de fermentation à 25 °C avec un siphon
  • Séparation en 2 cuves de fermentation : 23 litres dans la cuve principale et 3.5 litres dans un petit seau à part (le petit seau est fermenté dans la maison à température ambiante)
  • Refroidissement complémentaire en frigo pour pouvoir ensemencer vers 17-18 °C afin de favoriser une fermentation douce et sans alcools secondaires
  • Suite de la fermentation primaire à 24-25 °C
  • Fermentation totale : 3 semaines

Fermentation

  • 3 semaines : départ à 17-18°C puis 24 °C après 3 jours
  • pas de transfert en secondaire
  • Abaissement température à 10 °C le dernier jour

Statistiques


13C English Porter
Estimation
BrewTarget
Mesures
DI1,040 - 1,0521,0451.046
DF1,008 - 1,0141,0111.013
% Alcool4,2 - 5,4 %4.54.8
IBU (Amertume)18 - 35
42-
EBC (Couleur)40 - 60
47-
 
A priori plutôt bien dans le style, on verra à la dégustation.

Fermentation en 2 lots

Pour la fermentation j'ai coupé le brassin en 2 lots, un lot de 23 L dans le fermenteur principal et mis au frigo à une température régulée de 18 °C (puis 10 °C les 2 derniers jours).
Le second lot (3.5 L) mis à fermenter dans la maison a température ambiante 18-20 °C sans régulation.
Durée de la fermentation : 3 semaines.
A la mise en bouteille, la DF est similaire mais avec un écart de 2 points.

Dégustation

Première dégustation après 2 semaines : peu pétillante (jeune) mais très bon arômes de fleurs, un peu douce, corps léger. Avec un peu plus de vieillissement sera sûrement vraiment bien.

dimanche 26 juillet 2020

Anisette maison

Outre la bière je m'amuse aussi a réaliser des boissons apéritives diverses (Vins d'Épines, Limoncello) et aujourd'hui mon premier essai d'Anisette maison.

Ingrédients
Les boissons apéritives anisées sont très présentent dans tout le bassin méditerranéen, on trouve de l'Anisette en Algérie, du Pastis dans le sud de la France, du Sambuca en Italie, de l'Ouzo en Grèce, du Raki en Turquie, de l'Arak au Liban et en Syrie, etc...
Toutes ces boissons ont une base commune, un mélange d'épices "chaudes" macérées dans de l'alcool, filtré puis allongé d'un sirop de sucre et le plus souvent consommés dilués avec de l'eau fraîche.
C'est l'Anéthol qui donne la caractéristique de base de ces boissons : un arôme d'anis et un trouble une fois refroidit. Les épices contenant de l'Anéthol sont l'Anis vert, la Badiane (Anis étoilé), les graines de Fenouil... Auquel s'ajoute divers épices ou herbes aromatiques (Carvi, Coriandre, Armoise, Romarin...).
De manière traditionnel l'essentiel de la composition sont les 4 semences dites "chaudes" des anciens, soit les graines de : anis, fenouil, carvi et coriandre.

Le célèbre Pastis du sud de la France contient en plus du réglisse pour l'arôme et du caramel pour la coloration jaune (les autres anisés sont plutôt blanc) mais aussi moins de sucre (100 g / litre maximum).

J'aime beaucoup les anisés l'été, notamment l'Anis des Frères Gras, ou les produits semi-artisanaux de la distillerie de Provence : Pastis Henri Bardouin et L'Absenthe (à base d'absinthe).

La macération
Ayant un reste d’alcool agricole à 90° et les épices sous la main, j'ai préparé mon mélange à déguster dans 1 mois.

Ingrédients :
  • 50 cl d'alcool à 90°
  • 15 grammes d'Anis étoilé (badiane)
  • 10 grammes d'Anis Vert
  • 10 grammes de graines de Fenouil
  • 10 grammes de graines de Carvi
  • 2 grammes de graines de coriandre moulu
  • 2 branches de Romarin frais
Préparation :
  • Mélanger le tout dans un bocal hermétique.
  • Faire macérer à l'ombre pendant 10-15 jours (secouer le récipient régulièrement)
  • Filtrer
Si vous utilisez de l’alcool de fruit à 45°, il faudra laisser macérer plus longtemps (1 mois) et le sirop de sucre devra être réaliser avec peu ou pas d'eau afin que le mélange soit à 45°.

Préparer un sirop de sucre :
  • 50 cl d'eau fraîche pur (eau du robinet préalablement bouilli et refroidi par exemple)
  • 250 grammes de sucre
  • Mélanger la préparation et le sirop de sucre, mettre en bouteille.
    • L'objectif est de sucrer et de ramener le mélange à 45° environ.
  • Réserver 15 jours au frais.
Servir comme une anisette :
  • Verser un volume dans un grand verre
  • Ajouter 5 à 6 volumes d'eau fraîche
  • Ajouter quelques glaçons (après l'eau malheureux)
  • Déguster l'été à l'ombre d'un grand arbre pour l'apéritif

Dégustation (août 2020)

Première dégustation le 7 août, et c'est... RATÉ. Vraiment pas bon, le carvi écrase tout les autres goûts et s'en est presque écœurant... Soit trop de Carvi (pourtant 10g) soit l'alcool était trop fort et a trop extrait, mais je penche pour le carvi.
Il va falloir retenter mais sans Carvi cette fois-ci. Et à part l'utiliser en cuisine pour flamber, ça va servir à grand chose... déçu je suis.


lundi 13 juillet 2020

Brassin 34 : Le retour de la Belgian Blonde

L'été avançant bien il est grand temps de relancer un brassin. Repartant des bases du brassin 29 j'opte pour le style "Belgian Pale Ale" (BJCP 16B). Une base maltée, plutôt légère avec un équilibre des houblons.

Amélioration du filtrage

Comme je galère de plus en plus avec le filtrage, malgré un fond inox filtrant et probablement a cause des céréales crues que je m'évertue à ajouter (ici 500 g de pain rassi), il est grand temps de réagir... Après un peu de documentation j'ai décidé de tester le "malt conditionning" (humidification du malt). Le procédé consiste à humidifier légèrement le malt avant concassage afin que l'écorce se ramollisse (pas le grain) et ainsi la coque est moins brisé par le broyage, ce qui doit améliorer le filtrage.
Je me suis procuré un petit vaporisateur, j'ai mis 2 % de la masse de grain en eau dedans, comme recommandé. Puis vaporisé le malt en mélangeant pour bien répartir. Une latence de 30 minutes et hop broyage.
Ça a un effet net sur le broyage (un peu plus rugueux), et sur l'écorce (les morceaux d'écorces ont vraiment l'air plus gros).
Résultat : une filtration en douceur, aucun problème, ça a l'air vraiment magique ce truc. Adopté !

Whirlpool et limpidité

Voulant travailler la limpidité et la mousse de mes bières, je me documente depuis un moment sur les techniques et études sur le sujet. Il ressort surtout que tout le monde est pas d'accord et que certains trucs relèvent probablement plutôt du vaudou que d'autre chose. Du coup il vaut verser dans l'expérimental...
Comme je n'ai jamais essayé le filtrage par "whirlpool" (tourbillon après ébullition) j'ai essayé.
Ce tourbillon a pour vocation a créer un amas au fond et au centre de la cuve des agglomérats de protéines créer lors des cassures à chaud ("hot break") et cassure à froid ("cold break"). Comme je fais désormais un refroidissement naturel j'ai pas de cassure à froid.
Le tourbillon concentre les résidus et ensuite on transfert délicatement avec un siphon et on laisse au fond... le reste.
Dans le même genre j'ai limité le pallier à 50-55 °C que je fais habituellement (là juste le pain pour bien le tremper). Ce pallier est sensé réduire les protéines...

Pour un premier essai, pas grand chose au fond de la cuve (certains ont des trucs pas très ragoutant genre gelée), là juste un peu de résidu, rien de bien méchant... pas très convaincu par le tourbillon.

Ce tourbillon et transfert délicat, n'a pas oxygéné mon moût (d'habitude je verse tout dans un grand splash), comme j'ai acquis un bulleur qui me permet d’oxygéner, c'est l'occasion de faire beaucoup de mousse.

Régulation température de fermentation

Pour la première fois je vais pouvoir réguler la température de fermentation, ayant acquis un régulateur InkBird et un frigo d'occasion.
La levure retenue bouffe tout les sucres et travaille de 18 à 28 °C, comme je veux pas trop d'alcool quand même, je régule à 23 °C.
Je prévois un abaissement progressif de la température la dernière semaine pour finir à 5°C.

Ingrédients (brassin de 20 L)

  • Céréales
    • 3.2 kg Malt Pilsner Bio
    • 1.5 kg Malt Vienna Bio
    • 0.5 kg Malt Abbaye
    • 0.5 kg de pain rassis coupé en croûtons
    • 0.15 kg de Malt acidifiant (pour équilibré mon eau très douce)
    • 100 g d'eau pulvérisée sur les céréales
  • Aromates
    • 22 g Houblon Target (amérisant)
    • 25 g Houblon Hallertau (aromatique)
    • 15 g de Coriandre broyé
    • 4 graines de Cardamone noire
    • 3 g de sel de table
  • Levure sèche BE-134 (pas super adapté au style)
  • Eau : 33 litres (mis à décanter la veille)

Recette

  • Préparation (la veille) :
    • mise a décanter de 18 litres d'eau
    • humidification du malts (2 % d'eau pulvérisée)
    • concassage des malts
    • découpage du pain rassis en croûtons
  • Journée de brassage
    • mise en cuve de 18 litres d'eau et la pain rassis
    • mise en chauffe jusqu'à 54°C
    • ajout des céréales en continuant la chauffe (pas de pallier)
    • brassage à 69 °C pendant 60 minutes
    • coup de chaud à 74 °C
    • transfert en cuve de filtration
    • filtration : 1h30
    • mise en ébullition du moût, ajout du sel
    • ajout des aromates amérisantes dans un petit sac
    • attente de 50 minutes
    • ajout des aromates aromatiques (houblon et épices)
    • attente de 10 minutes
    • refroidissement naturel
  • Le lendemain matin
    • préparation levure et stérilisation du matériel avec du ChemiPro Oxi
    • ensemencement à 20 °C
    • début de fermentation à 22-24 °C
    • Mise en frigo de régulation (23 °C) après quelques heures
Fermentation :
  • 2 semaines, 
  • pas de transvasement en secondaire
  • 1 semaine de plus en abaissant la température tous les jours (garde à froid) jusqu’à 5 °C

Mise en bouteille
  • Ajout de 7.5 g de sucre par litre à la mise en bouteille, le 2 août

Statistiques

16B
Belgian Blonde
Estimation
BrewTarget
Mesures
DI1,048 - 1,0541,0501,061
DF1,010 - 1,0141,0091.008
% Alcool4,8 - 5,5 %5.47.6
IBU (Amertume)20 -30
27.6-
EBC (Couleur)16 - 28
9-

Commentaires : Bon, encore une fois, je suis à coté du style... La couleur est a coté des clous et surtout la densité initiale est très élevé (+10), avec la levure choisie en plus ça risque de finir haut. Comme j'ai eut un volume faible (21 litres au lieu de 22) ça doit jouer : probablement trop d'évaporation (j'ai laissé a fond pendant que je faisais la sieste). L'efficacité de la filtration (malt conditionning) a aussi peut être eut un effet.
A la mise en bouteille il y a eut encore un peu de perte et du coup je finit avec 19.5 litres le bière en bouteille. Le taux d'alcool est bien plus haut que prévu avec une DI plus haute (normal).

Dégustation
Le résultat est gustativement très bien, même si a coté de celui visé. L'alcool est un peu présent mais pas trop et le final un peu sec est OK. La pétillance et mousse sont très bien aussi.


mardi 28 avril 2020

Brassin 33 (Akshak III) : Sureau et lierre terrestre, c'est le printemps !

Le printemps est bien installé et les fleurs de sureau commencent a narguer les narines.
C'est le moment de préparer une petite bière rafraîchissante pour l'été.
L'an passé le brassin #29 était plutôt bien, j'ai donc repris la recette en variant (encore) un peu.
Soit une base de Blonde Ale (style 18A selon BJCP 2015) légère aux aromates de printemps du jardin.

Traitement de l'eau
Mon eau est très dure (chargé en minéraux), pour l'équilibrer : je boue l'eau la veille pour précipiter les carbonates (là ça a moyennement marché, faible précipitation, durée d'ébullition probablement trop courte), j'ajoute un peu de malt acide et un soupçon de sel de table.

Galère de filtrage
La filtration a été très-très longue, voir carrément ultra longue... (15 heures !)
J'ai essayé de transférer plusieurs fois pour voir ce qui bouchait, mais à priori c'est juste une sorte de farine très fine qui bouche tout. Finalement j'ai pris mon mal en patience et je suis parti tondre le jardin, puis j'ai été me coucher... Le lendemain matin j'avais 25 litres d'un joli moût... froid...

Peut être à cause du pain rassi (pourtant déjà utilisé plusieurs fois) ou alors plutôt un concassage du riz trop fin (probable car j'ai utilisé un moulin a café électrique : mauvaise idée).
Du coup ça a décalé mon planning et ajouté une journée de plus.

Lierre terrestre
Dans mes recherches autour des plantes aromatiques (il n'y-a-pas que le houblon dans la vie) il me faut aussi trouver les plantes adéquat dans mon coin. Et là je suis tombé sur du lierre terrestre dans mon jardin (c'est la période ou il pousse a fond, en terrain humide et plutôt à l'ombre).
L'occasion de tester cette plante aux feuilles amères, qui fut utilisé jadis pour brasser.

Lierre terrestre
Ingrédients (brassin de 20L)
  • Céréales :
    • 2.1 kg de malt Pale Ale bio
    • 1.8 kg de malt Vienna bio
    • 500 g de riz concassé
    • 300 g de pain rassi
    • 200 g de malt Biscuit
    • 100 g de malt acidulé
  • Aromates :
    • Amérisant :
      • 10 g houblons "Brewers Gold"
      • 40 g de lierre terrestre frais
      • 1 feuille de laurier
    • Aromatique
      • 20 g houblons "Hallertau Mittelfrauh"
      • 30 g de fleurs de sureau fraîches
    •  3 g de sel de table
  • Levure sèche Safale S-33 (11.5 g)
  • Eau : 33 litres
Les céréales
Recette
  • Préparation (la veille) :
    • cueillette des fleurs de sureau et du lierre terrestre puis séparation des tiges (sureau)
    • mise en ébullition de 28 litres d'eau (pour précipiter les carbonates et éliminer le chlore résiduel)
    • concassage des malts
    • découpage du pain rassis en croûtons
    • concassage du riz
  • Journée de brassage
    • trempage et cuisson du riz
    • mise en chauffe de 18 litres d'eau à 54°C
    • ajout des céréales, pains et riz
    • brassage à 67-69 °C pendant 90 minutes
    • transfert en cuve de filtration
    • filtration : 10-15 heures !
  • Lendemain
    • mise en ébullition du moût
    • ajout des aromates amérisantes (houblons et lierre terrestre) dans un petit sac
    • attente de 50 minutes
    • ajout des aromates aromatiques (houblon et fleur de sureau)
    • attente de 10 minutes
    • refroidissement naturel
    • préparation levure et stérilisation du matériel avec du ChemiPro Oxi
  • Sur-lendemain
    • ensemencement à 19 °C
Fermentation :
  • 1 semaine, 
  • transvasement en secondaire, puis 2 semaines supplémentaires
Mise en bouteille
  • Ajout de 8g de sucre blanc par litre le 15/05/2020
Statistiques

18A BlondeEstimation BrewTargetMesures
DI1,038 - 1,0541,0441,043
DF1,008 - 1,0131,0131.018
% Alcool3,8 - 5,5 %4,04.2
IBU (Amertume)15 - 28connais pas le lierre terrestre-
EBC (Couleur)6 - 1210-


Dégustation
Première dégustation le 1er juin (15 jours en bouteille). Il y a une bonne pétillance, peu de mousse (très jeune). Le goût est original sans être trop exotique, on sent bien le lierre terrestre.
Il y a par contre une légère acidité ainsi qu'un trouble pas terrible.
Le trouble provient certainement des problèmes de filtrage ainsi que peut être de la levure S33 qui sédimente moyennement. Quand à l'acidité je sais pas trop, peut être le filtrage très long ou le lierre ?

Après plus de mûrissement, l'acidité est toujours bien présente sans être désagréable (mais c'était pas prévu). Le goût du lierre terrestre apporte une pointe d'originalité sans être trop...
 
Elle vieillit plutôt bien, après 4 mois en bouteille, l'acidité est moins présente.
 
A refaire avec un process de filtrage plus maîtrisé car cette bière est plutôt appréciée bien qu'un peu originale.



samedi 18 avril 2020

Limoncello

Comme autre boisson apéritive que je prépare de temps en temps il y a le Limoncello.
Une liqueur de citron délicate, d'une belle couleur jaune, qui est extraordinaire les soirs d'été avec des amis pour finir une belle journée.

Le Limoncello est originaire d'Italie, plus précisément d'une région italienne ou pousse un citron qui serait extraordinaire (pas eut l'occasion d'en toucher). C'est une macération de zeste de citron dans de l'alcool puis additionné de sucre et d'eau et qui se sert (très) glacé.
Très simple a réaliser.
 
Ingrédients :
  • 4 à 5 beaux citron bio
  • 50 cl d'alcool à 90° de qualité agricole
  • 350 g de sucre blanc
  • 50 cl d'eau pure
Recette
  • Râper l'écorce des citrons
    • ne récupérer que les zestes (écorce jaune) sans prendre la partie blanche (très amère)
  • Mettre dans un bocal hermétique les zestes et l'alcool
  • Fermer
  • Réserver 10 jours dans un endroit sombre et pas trop chaud, remuer régulièrement
  • Filtrer (filtre à café ou gaze ou chaussette à houblon)
  • Préparer un sirop avec l'eau et le sucre
  • Laisser refroidir le sirop
  • Mélanger et mettre en bouteille
  • Réserver à l’ombre et au frais 15 jours
  • Conserver au congélateur

Conseils :
  • Les citrons seront préférablement bio car sans pesticides et comme on utilise le zeste (la peau) c'est bien mieux pour la santé.
  • Comme il reste la pulpe et le jus des citrons (on n'utilise que l'écorce) vous pouvez préparer un délicieux jus de citrons ou mieux une crème de citron ou un sorbet
  • Il est préférable d'utiliser du sucre blanc (raffiné) pour conserver une belle couleur jaune
  • L’alcool sera préférablement à 90° ce qui extrait plus profondément les arômes. On peu utiliser de l’alcool de fruit à 45° mais il faudra prolonger la macération et faire un sirop avec très peu d'eau
  • L'eau sera la plus pure possible, l'eau du robinet convient mais il faut préalablement la faire décanter une nuit (pour éliminer le chlore) ou mieux la faire bouillir quelques minutes et refroidir.
  • Conserver au congélateur (attention avoir une bouteille qui ferme très bien) car avec le froid ça peu couler
Servir :
  • Les soirs d'été après une belle journée avec vos amis.
  • Le plus glacé possible (sorti du congélateur), verre givré si possible